Je ne respire plus, en fait qu’un peu pour me tenir en vie. Je retiens pas mon souffle, mais je souffre, l’apnée du réveil. C’est comme une impression de déjà vu, une impression de déjà vécu, une impression que je n’en peux plus. Je ne suis peut-être pas fait pour cela, comment ça s’appelle déjà? J’ai cette frayeur qui embrouille et ce brouillard qui se débrouille, simplement pour me laisser dans le total néant. Ne dors-tu pas quand je pense à toi? Un lointain souvenir qui ne cesse de revenir. J’ai pour passion de recommencer sans cesse les mêmes situations. Le vin nappe sur mon jugement un peu seulement, j’y ai pensé longtemps, pourquoi je ne me sauve pas, encore une fois. Pourquoi je ne cesse jamais de courir, courir jusqu’au jour où je devrai mourir. J’ai envie de ça, de toi, de moi, mais je m’oublie encore une fois. N’ai-je pas dit hier que je ne resterais pas dans ce calvaire. Je génère le noir sans espoir et me torture de mes aventures. Ce soir je m’endormirai avant toi. Ce soir, je tenterai de retrouver ce qui c’est passé. Pourquoi t’ai-je dit oui simplement quand tu m’as souri. Je dis simplement des mots pour ne pas avoir à les vivre, je t’attends, innocemment.
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